Information : Fermeture exceptionnelle de la médiathèque le samedi 15 juillet 2017

Coup de coeur section arts graphiques mai 2008
















Une tasse / Daniel,
un cendrier / Christian,
un rideau / René,
un étendoir à linge / Didier,
une étagère / Ryad,
un porte-savon / Christian,
une lampe / Michel,
un tabouret / Jean-Pierre…

Autant d’objets fabriqués auxquels nous ne faisons pas forcément attention.
Autant d’hommes enfermés pour qui le quotidien relève de la survie.
Contre le système carcéral qui « a confondu la privation de liberté avec celle des droits quotidiens élémentaires », les détenus bricolent ces objets avec les moyens du bord : à partir d’emballages, de rebut, de matière première récupérée tant bien que mal, cà et là.
Pour cuisiner, s’asseoir, se couper les cheveux…des objets qui en disent long sur les interdictions, l’inconfort et l’exiguïté des cellules et aussi sur l’ingéniosité des personnes qui les fabriquent.
Par l’intermédiaire de ces objets témoignant d’une vie de contraintes et de privations, les interviews et les photographies de Catherine Réchard nous invitent simplement à aller à la rencontre de ceux qui les ont fabriqués.

Un ouvrage disponible au rayon…design (!) du fonds documentaire « arts-graphiques ».

Système P, bricolage, invention et récupération en prison. / Catherine Réchard: Alternatives, 2002, COTE : AG 745.4 REC

Coups de coeur section audiovisuel mai 2008




E.S.T - Live in Hamburg, November 22, 2006 / 1 EST 90










Enregistré en novembre 2006, Live in Hamburg est le premier album live du groupe suédois mené par Esbjorn Svensson.
Dans la lignée de Brad Melhdau, Keith Jarrett, Pat Metheny, un jazz très articulé sur les rythmiques répétitives intelligemment nuancées par les membres du trio.
L’ambiance virevoltante due au lyrisme créatif du pianiste donne le ton et confirme bien la maturité de ce trio.
Un ensemble d’une grande fraîcheur et générosité, à écouter absolument.

Esbjorn Svensson: piano
Dan Berglund : basse
Magnus Ostrom: batterie




Les 69 tribus du rock / Marc-Alexandre Millanvoye et Tania Bruna-Rosso / 784.54 MIL


Le rock c’est de la musique, certes, mais c’est aussi un mode de vie, des chapelles et également le croisement de styles vestimentaires parfois concurrents.
Si vous avez du mal à faire la différence entre un mod ou un teddy boy, si pour vous les gothiques sont une ancienne peuplade germanique et que les fraggles vous évoquent un dessin-animé des années 80, alors cet ouvrage est fait pour vous.







En 200 pages Marc-Alexandre Millanvoye et Tania Bruna-Rosso vous apprendrons tout ce qu’il faut savoir sur les différentes « tribus » rock, des pscychobillies au two tons en passant par les ravers.

Un petit livre réjouissant, accessible au néophyte comme au rockeur averti.

Retour Sur... : Conférence du samedi 5 avril 2008 : « Nos déchets : quelles solutions pour quel avenir ? »

« Questions d’actualité » : un nouveau concept proposé en sections adultes et en section jeunesse

Initié en 2007, ce cycle de rencontres, avec des professionnels, visent à éclairer petits et grands sur l’état des connaissances et à appréhender les enjeux économiques, politiques et scientifiques de notre société.
3 manifestations sont programmées en simultané cette année en section adultes et en section jeunesse ; elles permettront de vous associer aux thématiques majeures du développement durable (gestion des déchets, changement climatique, énergies renouvelables,...).
















Conférence du samedi 5 avril 2008
sur le thème « Nos déchets : quelles solutions pour quel avenir ? »

Rencontre avec Pierre-André Bernard & Marjolaine Desprez, animée par Victoire N’Sondé


Pour cette conférence, les silos, maison du livre et de l’affiche, en partenariat avec le CDDP, se sont associés à la Semaine du développement durable (du 1er au 7 avril 2008). Deux spécialistes ont été sollicité à cet effet : Pierre-André Bernard, expert reconnu dans le domaine de la gestion des énergies, fidèle pratiquant du « 0 déchet » et Marjolaine Desprez, intervenante locale, responsable de la communication au Syndicat Départemental pour l’Elimination des Déchets Ménagers de Haute-Marne.
Cette rencontre était animée par Victoire N’Sondé, journaliste spécialisée en sciences, rédactrice indépendante qui collabore à des magazines s’adressant à un public familial et qui anime régulièrement des débats et des conférences scientifiques.



La conférence en quelques mots….

Tout d’abord, Marjolaine Desprez présente les missions du Syndicat Départemental pour l’Elimination des Déchets Ménagers (SDEDM) de Haute-Marne dont la mission première est de prendre en charge le traitement des déchets ménagers sur l’ensemble du département. 3 axes se dégagent : le traitement des déchets ménagers, la gestion du réseau des déchetteries, la sensibilisation à la valorisation et à la réduction des déchets.
Elle aborde également les différents types de collecte, les différents types de tris ainsi que le devenir des produits collectés. Le SDEDM traite et valorise pas moins de 86 000 tonnes de déchets par an.

Pierre-André Bernard, après un historique de la gestion des déchets (de Cro Magnon au préfet Poubelle, la décharge de proximité jusqu’en 1950, puis le centre d’enfouissement technique géré par deux gros groupes. En 1982, l’impossible du « tout incinéré »... remplacé par le « tout recyclé »), présente des alternatives crédibles ainsi que des solutions adaptées à la gestion des déchets.

Des échanges constructifs entre les intervenants ont ainsi permis d’informer et de sensibiliser le public à la problématique de la gestion des déchets.



Prochaine conférence :
Le climat : quel avenir pour demain ?
Samedi 14 juin à 16h, en section adultes

Retour Sur... : Heure de musique des silos du 28 mars 2008 / Laurent Ménival



Laurent Ménival a réuni une centaine de personnes pour l’heure de musique des silos du 28 mars 2008.







De nombreux enfants ont participé à ce rendez-vous mensuel proposé par la section audiovisuel, rien d’étonnant puisque cet artiste est intervenant musical en milieu scolaire.
Laurent Ménival en quintet a présenté son album « Moi j’préfère la récré », crée en 2004.
Ce spectacle est avant tout destiné aux enfants à partir de 6 ans, mais s’adresse également aux adultes.
Les textes écrits par Laurent Ménival et Catherine Mandret sont poétiques, gais ou mélancoliques et traitent de sujets aussi variés que l’intolérance, la violence l’amour ou l’innocence.
Laurent les met en musique par le truchement d’arrangements bossa, rock ou jazz, ce mélange des genres n’a pas manqué de ravir le public présent.

Retour sur... : Rencontre avec Carole Martinez



Carole Martinez était invitée à la rencontre d'écrivain du 3 avril 2008, organisée par Les silos et la Librairie Apostrophe et animée par Georges Olivier Chateaureynaud.
Le vendredi 4 avril, elle nous livrait son sentiment quant à ce rendez-vous.






Le bib :
Bonjour Carole Martinez, quelles sont vos premières impressions suite à cette rencontre ?


Carole Martinez :
Je dois dire que j’ai particulièrement apprécié ce moment, je participe régulièrement à des rencontres avec des lecteurs et chacune d’entre elle est différente.
Ici, à Chaumont, le public était vraiment attentif et réactif, à la fois chaleureux et presque recueilli : l’ambiance idéale !!!
Je me suis vraiment sentie comme faisant partie d’un rendez-vous que le public s’est approprié. On sent que les gens ont pris des habitudes, apprécient le lieu, connaissent Georges-Olivier Chateaureynaud et qu’une réelle complicité s’est établie entre les différents acteurs de ces rencontres.
Que la majorité de l’assistance n’ait pas encore lu mon livre, ne m'a pas gênée car j’ai ainsi eu le plaisir de leur faire découvrir mon roman et j’espère avoir donné envie de le parcourir.
Il faut également préciser que je suis bien accompagnée par Georges-Olivier, qui anime parfaitement le débat.


Le bib :
Comment préparez-vous une rencontre de ce type ?


Carole Martinez :
Je l’aborde généralement de façon spontanée.
Lorsque j’ai commencé la promotion du « Cœur cousu », j’ai été interviewée par Stéphane Guibourgé du Figaro magazine.
Je me suis demandée ce que j’allais pouvoir lui raconter, le livre était fini depuis un an déjà.
Je me suis torturée l’esprit pendant une semaine et j’ai écrit un memo contenant tous les points qu’il me semblait essentiel d’aborder.
Finalement je ne l’ai pas utilisé lors de cette interview, mais cela m’a servi par la suite.
En effet la façon dont je me suis replongée dans le roman à ce moment m’a permis de développer un argumentaire autour du livre : pourquoi je l’ai écrit ? , qu’est-ce-que j’ai voulu y mettre ? , pourquoi tel personnage ? ….
A cela s’ajoutent toutes les rencontres autour du livre, tout ce que les gens ont pu m’en dire, ce qui a donné naissance, en quelque sorte, à « l’histoire de mon livre ».
Lors des rencontres avec le public c’est cette histoire que je peux présenter.
Disposant maintenant de ce vécu et de ce recul envers mon ouvrage, je peux aborder ces rendez-vous de façon spontanée.


Le bib :
Le découpage du livre avec certains chapitres assez courts m’a fait penser à un recueil de contes, souhaitiez vous dès le départ aller dans cette direction ?

Carole Martinez :
Je voulais effectivement écrire quelque chose entre le conte et le roman.
On peut ainsi retrouver dans mon livre, des contes connus : La Belle au Bois Dormant, Les Milles et Une Nuits, Le Petit Poucet. Je me suis amusée à utiliser ces histoires pour différents passages de mon ouvrage, j’essaie également de créer de nouvelles histoires.
D’ailleurs dans « Le cœur cousu » apparait le personnage de l’écrivain par le biais de la narratrice mais aussi celui de la conteuse qui tient une place importante dans le roman.

Le bib :
Finalement ces deux personnages parfois en opposition ne sont ils pas le reflet de votre travail, toujours à mi-chemin entre conte et roman ?

Carole Martinez :
Oui, peut-être, dans la tradition orale de laquelle je viens, les gens avaient envie d’écrire, mais n’en avaient pas forcement les moyens.
Je suis la première à avoir cette possibilité, je me situe ainsi au carrefour de ces deux univers et je peux transmettre par l’écrit tout ce qui m’a été raconté.


Le bib :
Vous êtes pressentie pour participer au Salon du livre de Chaumont. Quel est votre sentiment par rapport à cette nouvelle ?

Carole Martinez :
J’en suis ravie, d’autant plus que je serai certainement amenée à travailler avec des classes.
En tant que professeur j’aime vraiment participer à ce genre d’opération.
De plus, au vu de la rencontre d’hier, j’imagine que l’accueil réservé aux livres et à leurs auteurs doit être très chaleureux.



Vous pouvez retrouver « Le cœur cousu », aux silos, à la cote :
R MAR c

Exposition "La passion Jarry", section adultes du 19 avril au 21 juin 2008


La vie d’Alfred Jarry, 1873-1907, est à l’image de son œuvre : brève, intense, tragique et comique à la fois.
Inventeur de la pataphysique, la science des solutions imaginaires, Alfred Jarry est surtout connu pour avoir écrit et mis en scène la célèbre série des « Ubu », pièces de théâtre parodiques et guignolesques qui détournent les conventions dramatiques traditionnelles.
Ubu restera à jamais dans la littérature et la postérité l’archétype de l’homme grossier, cupide, ridicule, symbole de l’absurdité d’un pouvoir exercé sans humanité.
Mais l’œuvre de Jarry ne se limite pas à Ubu. Elle est bigarrée, composée de fictions expérimentales, critiques littéraires, opérette, opéra-bouffe, almanachs.
Si Laval demeure la patrie de Jarry, la Ville de Reims a joué un rôle majeur dans la diffusion de son œuvre car c’est dans cette ville que fut mise en scène par Emmanuel Peillet, fondateur du collège de Pataphysique, la première mondiale d’ « Ubu cocu » en 1946.

L’exposition « la passion Jarry » permet de revenir sur la carrière de l’écrivain, sa vie mouvementée et son œuvre burlesque ; le spectateur y est invité à marcher dans les pas d’Alfred Jarry, en un parcours qui alterne dix lieux réels et dix lieux imaginaires auxquels il a donné consistance dans son œuvre.

Exposition réalisée par la Bibliothèque municipale de Laval avec le concours de la direction régionale des affaires culturelles des Pays de Loire.

A Chaumont, les silos, Médiathèque, espace adultes, 2ème étage, 7-9 avenue Foch, du 19 avril au 21 juin 2008, du mardi au samedi aux horaires d’ouverture de la médiathèque

Entrée libre

Retour sur... : Rencontre avec la conteuse Nicole Blanchard




Comédienne formée à l’école du Théâtre National de Strasbourg, metteur en scène, animatrice d’ateliers d’écriture et d’art dramatique, formée aussi à la dure école des centres de loisirs, Nicole Blanchard conte depuis 1986.
Raconteuse d’histoire depuis qu’elle tient debout, amoureuse dès l’enfance des livres et des mots, comédienne de profession, devenir conteuse était pour elle une évidence.
Passionnée d’arts et traditions populaires, elle puise dans l’inépuisable patrimoine universel de la littérature orale des contes qu’elle réécrit dans son langage propre, pour les transmettre avec ferveur à tous ceux, petits et grands, qui veulent bien s’arrêter un moment pour écouter



Le 02 avril 2008 Nicole Blanchard, était présente aux silos pour une heure du conte consacré aux contes japonais.
Avant de présenter son spectacle « Sous le kimono de soie », elle nous a accordé quelques minutes…



Le Bib :
Qu’est-ce qui vous a séduit dans les contes japonais ?

Nicole Blanchard :
Ce répertoire m’a toujours attiré, car il est avant tout constitué d’un corpus transmis par la tradition orale populaire.
En ce sens, ces contes sont réellement le reflet du mode de vie et de l’esprit des japonais de toutes conditions.
Je me suis ainsi largement documenté et notamment sur le bestiaire et les créatures fabuleuses mis en scène dans ce répertoire, grâce à l’ouvrage très réjouissant de Sylvain Jolivalt, auteur de bandes-dessinées et fan du japon « Esprit et créatures fabuleuses du japon : rencontres à l’heure du bœuf »
J’ai également travaillé autour de l’œuvre de Maurice Coyaud, traducteur de poésies et de contes japonais, qui a une approche originale, notamment en ce sens qu’il intègre des onomatopées japonaises dans sa traduction et qu’il garde à la langue toute sa verdeur.
Maurice Coyaud a cette faculté de transcrire l’âme japonaise et sa proximité avec la nature, telle que l’on peut la retrouver dans les films d’Akira Kurosawa ou de Kenji Mizoguchi.

Le Bib :
Avez-vous constitué un répertoire particulier pour cette heure du conte à Chaumont ?

N.B :
Effectivement, avant ce spectacle j’avais à mon répertoire environ 30 minutes de contes japonais, j’ai travaillé pour arriver à un spectacle d’une heure, ou j’intègre notamment des devinettes et des proverbes japonais, ce qui constitue, en quelque sorte une « pause récréative » au sein du spectacle
Je propose donc aujourd’hui une création pour la médiathèque de Chaumont, avec tous les risques et le plaisir que cela implique, j’ai l’habitude de dire que présenter pour la première fois un conte, c’est comme porter des chaussures neuves, l’attrait de la nouveauté se mêle au sentiment de se sentir un peu à l’étroit.
Ainsi, j’envisage mon répertoire comme un ensemble toujours en mouvement qui demande du temps pour se fixer et prendre sa forme définitive.



Le Bib :
Vous évoquez le principe d’un travail en constant devenir, quel est votre manière de travailler lorsque vous abordez un nouveau spectacle ?


N.B :
Je vais tout d’abord sélectionner les sources que je souhaite utiliser, je peux ainsi travailler sur des sources écrites, car dans les pays occidentaux il est de plus en plus difficile de pouvoir collecter des contes originaux.

Une fois cette sélection effectuée, je vais réécrire le conte choisi, pour l’adapter à ma manière de conter, j’essaie d’obtenir un texte qui fasse partie de moi, et que je pourrai raconter le plus naturellement possible, comme si je l’inventais.

Enfin, je me concentre sur la mise en scène, sur une approche purement théâtrale qui me vient de ma formation, par ailleurs, c’est par le biais de mon énergie personnelle que je tisse le lien entre le conte, le public et moi.

Coups de coeur Section jeunesse avril 2008





La section jeunesse vous propose ses coups de coeur pour avril 2008



Cd Audio
Le petit Poucin / CJ MAL p
De Vincent Malone
Aux Editions Naïve
Pour les enfants à partir de 7 ans

Le petit poucin est une version est une version détournée du petit Poucet.
Premier conte de cette collection de livres-cd qui en promet des vertes et des pas mûres! Avec son humour décalé et ses jeux de mots décapants, Vincent Malone nous embarque dans des histoires complètement loufoques. Loufoques, mais qui obéissent à la règle numéro un de tout conte qui se respecte : il y a une morale à la fin… quelquefois discutable ! Et ce qui se passe avant n’est pas toujours très orthodoxe.



Bande dessinnée

Amer Béton / BDJ AME a
De Matsumoto Taiyou
Aux Editions Tonkam
Pour adolescents

Noiro et Blanko, deux orphelins, vivent dans les rues de Takara. Malgré leur jeune âge, ils survivent dans ce quartier dominé par la pauvreté, la corruption et la violence. Ensemble, ils tiennent tête à un groupe de yakusas bien déterminé à asseoir leur domination sur la ville. La lutte pour la survie du quartier sera âpre et est loin d'être gagnée d'avance...


Album

Le colis rouge / AJ PER c
De Clothilde Perrin
Aux Editions Rue du monde
Pour les enfants à partir de 6 ans

A la suite d'un mystérieux colis rouge qu'il faut livrer, le lecteur découvre un monde différent à chaque double page : la ville, le cirque, les contes, un jardin macroscopique, les nomades, Gargantua. Le personnage au chapeau rouge échappe à divers dangers pour finalement trouver la jeune destinataire de son colis, qui contient le livre que le lecteur est en train de lire.
Livre sans texte.

Don Eliane FEBVRE-JULIEN
















Entreprise taille de pierre Louis Febvre - Collection des silos, Maison du livre et de l’affiche, ville de Chaumont, don Eliane Febvre-Julien




Vous vous rappelez peut-être de l'exposition "Bons baisers de Chaumont, notre ville à travers les cartes postales anciennes" qui a été programmée aux silos du 23 février au 25 avril 2007.
Elle visait à valoriser une collection de 1285 cartes postales présente dans le fonds ancien des silos ; à promouvoir la récente mise en ligne du catalogue de la médiathèque dans lequel on retrouve indexées ces images numérisées (http://silos.ville-chaumont.fr/) ; enfin, éventuellement à susciter des dons de documents anciens, témoignages de l’histoire de Chaumont.

Dans ce contexte Mme Eliane Febvre nous a fait part de sa volonté de donner à la médiathèque un ensemble de documents photographiques hérités de son cousin par alliance Paulin JULIEN, photographe chaumontais ayant exercé dans les années 1900 à 1920 et qui selon elle pourrait compléter notre collection dont au passage elle admire la mise en valeur par l'exposition et la mise en ligne sur internet.

On sait peu de choses de Paulin JULIEN, né le 1er septembre 1867 à Ménetou Ratel dans le Cher, marié à Augustine Febvre et décédé à Chaumont le 28 décembre 1933. A priori, il exerça surtout son activité de photographe avant guerre en partenariat avec les libraires chaumontais, éditeurs de cartes Pourtoy et Morel.

Ses clichés ont pour thèmes la construction de la Caisse d’epargne, du quartier Foch; casernement militaire, en 1913 ; des scènes de vie sociale et professionnelle dans les années 1900 à Chaumont : manœuvres militaires du 109ème R.I. en 1906 ; course de bicyclette, la « coupe challenge » en 1905 ; la sortie des ouvriers de la ganterie Tréfousse ; l’entreprise de tailleur de pierre de son parent Louis Febvre ; des scènes dans des villages environnants ; scènes de pêche et de hallage au bord du canal Marne-Saone,...

Quelques unes de ces vues sont déjà présentes dans notre collection, éditées sous forme de cartes postales mais cela représente une petite partie du don. Après un tri effectué aux vues des souhaits de Mme Febvre de conserver certains clichés empreints de souvenirs personnels, et d’éviter les doublons dans nos collections, le fonds donné gracieusement à la ville de Chaumont au printemps 2007 comprend :

176 négatifs photographiques sous forme de gélatines au gélatino-bromure d’argent
38 négatifs photographiques sur plaques de verre au gélatino-bromure d’argent
Le don comporte également 2 livres : albums photographiques, l'un sur le lycée de Chaumont en 1914, l'autre sur le collège de jeunes filles de Langres.

Vous trouverez ci-après quelques clichés représentatifs de ce don.

Encore merci à Madame Eliane FEBVRE et avis aux Chaumontais dont nous étudierons avec grand intérêt les dons de documents patrimoniaux susceptibles d’enrichir la mémoire collective de notre cité.
Le fonds ancien de la médiathèque conserve sur l’histoire locale ancienne une documentation importante, héritée des confiscations révolutionnaires et de donations généreuses, que nous travaillons à partager avec l’ensemble des chaumontais par la mise en ligne des documents numérisés et à valoriser par des expositions régulières. Cependant ce fonds reste lacunaire concernant l’histoire locale du XXème siècle, un passé proche dont nous souhaiterions, avec votre aide, léguer quelques traces patrimoniales aux futures générations de chaumontais.


Le lien vers les photos