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Retour sur... : Rencontre avec la conteuse Nicole Blanchard




Comédienne formée à l’école du Théâtre National de Strasbourg, metteur en scène, animatrice d’ateliers d’écriture et d’art dramatique, formée aussi à la dure école des centres de loisirs, Nicole Blanchard conte depuis 1986.
Raconteuse d’histoire depuis qu’elle tient debout, amoureuse dès l’enfance des livres et des mots, comédienne de profession, devenir conteuse était pour elle une évidence.
Passionnée d’arts et traditions populaires, elle puise dans l’inépuisable patrimoine universel de la littérature orale des contes qu’elle réécrit dans son langage propre, pour les transmettre avec ferveur à tous ceux, petits et grands, qui veulent bien s’arrêter un moment pour écouter



Le 02 avril 2008 Nicole Blanchard, était présente aux silos pour une heure du conte consacré aux contes japonais.
Avant de présenter son spectacle « Sous le kimono de soie », elle nous a accordé quelques minutes…



Le Bib :
Qu’est-ce qui vous a séduit dans les contes japonais ?

Nicole Blanchard :
Ce répertoire m’a toujours attiré, car il est avant tout constitué d’un corpus transmis par la tradition orale populaire.
En ce sens, ces contes sont réellement le reflet du mode de vie et de l’esprit des japonais de toutes conditions.
Je me suis ainsi largement documenté et notamment sur le bestiaire et les créatures fabuleuses mis en scène dans ce répertoire, grâce à l’ouvrage très réjouissant de Sylvain Jolivalt, auteur de bandes-dessinées et fan du japon « Esprit et créatures fabuleuses du japon : rencontres à l’heure du bœuf »
J’ai également travaillé autour de l’œuvre de Maurice Coyaud, traducteur de poésies et de contes japonais, qui a une approche originale, notamment en ce sens qu’il intègre des onomatopées japonaises dans sa traduction et qu’il garde à la langue toute sa verdeur.
Maurice Coyaud a cette faculté de transcrire l’âme japonaise et sa proximité avec la nature, telle que l’on peut la retrouver dans les films d’Akira Kurosawa ou de Kenji Mizoguchi.

Le Bib :
Avez-vous constitué un répertoire particulier pour cette heure du conte à Chaumont ?

N.B :
Effectivement, avant ce spectacle j’avais à mon répertoire environ 30 minutes de contes japonais, j’ai travaillé pour arriver à un spectacle d’une heure, ou j’intègre notamment des devinettes et des proverbes japonais, ce qui constitue, en quelque sorte une « pause récréative » au sein du spectacle
Je propose donc aujourd’hui une création pour la médiathèque de Chaumont, avec tous les risques et le plaisir que cela implique, j’ai l’habitude de dire que présenter pour la première fois un conte, c’est comme porter des chaussures neuves, l’attrait de la nouveauté se mêle au sentiment de se sentir un peu à l’étroit.
Ainsi, j’envisage mon répertoire comme un ensemble toujours en mouvement qui demande du temps pour se fixer et prendre sa forme définitive.



Le Bib :
Vous évoquez le principe d’un travail en constant devenir, quel est votre manière de travailler lorsque vous abordez un nouveau spectacle ?


N.B :
Je vais tout d’abord sélectionner les sources que je souhaite utiliser, je peux ainsi travailler sur des sources écrites, car dans les pays occidentaux il est de plus en plus difficile de pouvoir collecter des contes originaux.

Une fois cette sélection effectuée, je vais réécrire le conte choisi, pour l’adapter à ma manière de conter, j’essaie d’obtenir un texte qui fasse partie de moi, et que je pourrai raconter le plus naturellement possible, comme si je l’inventais.

Enfin, je me concentre sur la mise en scène, sur une approche purement théâtrale qui me vient de ma formation, par ailleurs, c’est par le biais de mon énergie personnelle que je tisse le lien entre le conte, le public et moi.

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