Dernière minute : Suite aux différentes mesures gouvernementales pour limiter la propagation du covid-19, la médiathèque les silos a fermé ses portes pour une durée indéterminée.

Ecriture de nouvelles-Notre présent est-il le futur d'hier ?

À l’heure où chacun doit rester chez soi, nous vous invitons à vous interroger sur la direction prise par la marche du monde : robotique, intelligence artificielle, drones…

Notre quotidien est-il celui dont rêvaient les écrivains il y a quelques décennies?


Devenez vous aussi un écrivain visionnaire,
 participez  à l'écriture de nouvelles  "Notre présent est-il le futur d'hier ?"
et insérez une partie de l'un de ses extraits dans votre texte !


"Le téléphone complété par le téléphote, encore une conquête de notre époque. Si, depuis tant d’années, on transmet la parole par des courants électriques, c’est d’hier seulement que l’on peut aussi transmettre l’image. Précieuse découverte, dont Francis Bennett, ce matin-là, ne fut pas le dernier à bénir l’inventeur, lorsqu’il aperçut sa femme, reproduite dans un miroir téléphotique, malgré l’énorme distance qui l’en séparait."

Extrait de "La Journée d’un journaliste américain en 2889" de Jules Verne

À retrouver gratuitement en version numérique sur la Webothèque52 



"Une des premières mesures qu'il leur fit adopter fut la destruction des livres. Il a organisé des équipes de recherches, qui fouillent les ruines tout au long de l'année. Les livres trouvés pendant les douze mois sont brûlés solennellement au soir du dernier jour du printemps, sur les places des villages. A la lueur des flammes, les chefs de village expliquent aux jeunes gens rassemblés qu'ils brûlent là l'esprit même du mal."

Extrait de "Ravage" de René Barjavel paru en 1943 aux éditions Denoël.





"Les orties continueront à pousser, même si je les arrache cent fois, et elles me survivront. Elles ont tellement plus de temps que moi. Un jour, je ne serai plus là et plus personne ne fauchera le pré, alors le sous-bois gagnera du terrain puis la forêt s'avancera jusqu'au mur en reconquérant le sol que l'homme lui avait volé. Quand mes pensées s'embrouillent, c'est comme si la forêt avait commencé à allonger en moi ses racines pour penser avec mon cerveau ses vieilles et éternelles pensées. Et la forêt ne veut pas que les hommes reviennent."

Extrait de "Le Mur invisible" de l'écrivaine autrichienne Marlen Haushofer publié en 1963 dans sa langue originale et en 1985 dans sa traduction française chez Actes Sud.

"- Et vous faites des expériences sur des hommes ! - Bien entendu. Le cerveau de l'homme comme toute son anatomie, est celui qui se rapproche le plus du nôtre. C'est une chance que la nature ait mis à notre disposition un animal sur lequel nous pouvons étudier notre propre corps. L'homme nous sert à bien d'autres recherches, que tu connaîtras peu à peu... En ce moment même, nous exécutons une série extrêmement importantes. - Et qui nécessite un matériel humain considérable. - Considérable. Cela explique ces battues que nous faisons faire dans la jungle pour nous réapprovisionner. Ce sont malheureusement des gorilles qui les organisent et nous ne pouvons les empêcher de se livrer à leur divertissement favori, qui est le tir au fusil. Un grand nombre de sujets sont ainsi perdus pour la science."

 Extrait de "La planète des singes" de Pierre Boulle publié en 1963 aux éditions Julliard.

" -Bob, nous ne sommes pas libres. Ni toi ni moi. Aucun membre de la Famille n'est libre. -Comment veux-tu que je t'écoute comme si tu étais en bonne santé, quand tu dis des choses pareilles ? Évidemment que nous sommes libres ! Libres de la guerre, du besoin et de la faim, libre du crime, de la violence, de l'agressivité, de l'égo... -Oui, oui, nous sommes libres "de" certaines choses, mais nous ne sommes pas libres de "faire" des choses. Tu dois comprendre cela, Bob. Être "libre de quelque chose" n'a rien à voir avec la liberté."

Extrait de "Un bonheur insoutenable" de Ira Levin publié en 1970, un roman d'anticipation dystopique américain.

"Depuis une semaine, elle essayait de vendre aux dernières paysannes du Centre la plus perfectionnée des machines à tricoter : la Super-2000, à laine liquide et colorants incorporés. C’était une merveille de la chimie, de la mécanique et de l’électronique. Son clavier la faisait ressembler à une machine à écrire perchée sur quatre pattes de héron, à laquelle on aurait ajouté quelques tuyaux d’orgue tronqués : les réservoirs de laine et de colorants. On composait le modèle sur le clavier, on appuyait sur le bouton M, la machine se mettait à ronronner et on voyait descendre entre ses quatre jambes le pull-over ou la paire de chaussettes demandées, coloration et séchage instantanés. Un pull grande taille était tricoté en dix-sept secondes." 

Extrait de "Une rose au paradis" de René Barjavel paru en 1981.

"On s'est appelés, plusieurs fois. Ils étaient vivants, le quatrième jour de la pandémie. On leur avait dit à eux aussi de rester chez eux. Ensuite, les communications ont été coupées, puis les serveurs de messagerie. La contention n'a servi à rien. Elle était en retard sur la propagation. "Utrecht 4ème souche" avait déjà pris le train, l'avion, le métro, au gré des voyages d'une "société ouverte", de "migrations pendulaires quotidiennes", de "tourisme" et de "nomadisme". Quand on s'est inquiété des dizaines de milliers de cas, dans toute l'Europe en même temps, il était trop tard." 

 Extrait de "U4 - Stéphane" de Vincent Villeminot paru en 2015 chez Nathan.


"Le lecteur pourra sans doute appréhender au mieux l’atmosphère bucolique de la nouvelle San Francisco si je signale que des ruisseaux coulent maintenant dans Market Street et plusieurs autres rues. Ainsi qu’il est d’usage dans les villes importantes, on les avait jadis canalisées à grands frais à l’intérieur d’énormes conduites souterraines. Les Écotopiens ont dépensé des sommes encore plus considérables pour les ramener au niveau du sol. On peut aujourd’hui admirer dans cette artère majeure une charmante succession de petites cascades qui gazouillent parmi les éclaboussures et un cours d’eau bordé de rochers, de bambous et de fougères. J’ai même cru voir des petits poissons dans ce ruisseau, bien que j’ignore comment ils réussissent à échapper aux enfants et aux chats en maraude." 

Extrait de "Ecotopia" d'Ernest Callenbach, 
traduit de l’anglais (États-Unis) par Brice Matthieussent, publié en France aux éditions Rude de l'échiquier


" Nous sommes les graines. Nous sommes dans un silo. Ils nous conservent ici parce que les temps sont difficiles." 
Extrait de "Silo" de Hugh Howey, traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Yoann Gentric et Laure Manceau publié en France aux éditions Actes Sud.








« Mais les frontières disparaissaient plus rapidement que les clôtures. Il n'est pas besoin de rouille pour ronger les lignes imaginaires. »

Extrait de "La terre demeure" de George R. Stewart









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